CHALLENGE ABC 2007

Ce challenge consiste, pour les participant(e)s, à lire en 2007 une série de livres non encore lus, voire d'auteurs à découvrir, dont les noms commencent chacun par une des 26 lettres de l'alphabet.

01 novembre 2007

La liste d'Armor

Voici donc ma liste de lectures....J'ai profité des vacances pour en lire quelques uns.

A: Asimov "Les dieux eux-mêmes"    LU

B: Bukowsky "Le postier"      LU

C: Céline "Mort à crédit" (lecture en cours)  LU

D: Dontchev Anton "Les cent frères de Manol"    LU

E: Edwardson "Danse avec l'ange" LU

F: Ferney "Les autres"  LU

G: Guilloux Louis "Le sang noir"    LU

H: Hosseini "Les cerfs-volants de Kaboul" LU

I: Inoue "Le fusil de chasse" (lecture en cours)  LU

J: James Henry "Washington square"  (lecture en cours)   LU

K: Khadra "Les sirènes de Bagdad" LU

L: Lao She "Quatre générations sous un même toit" (3 tomes) LU

M: Mizukami "Le temple des oies sauvages" LU

N: Nozaka "La tombe des Lucioles" (lecture en cours)  LU

O: Orsena "Voyage aux pays du coton" (lecture en cours)  LU

P: Pamuk "Mon nom est Rouge"  LU

Q: Queffelec Yann "Osmose"  "Happy birthday Sara"  LU

R: Ragon Michel "Le roman de Rabelais" (lecture en cours)  LU

S: Stegner "Angle d'équilibre" (lecture en cours)  LU

T: Tanisaki "Le coupeur de roseaux"  LU

U: Updike "Dans la splendeur des lis" (lecture quasi finie....plus que 50 pages!) LU

V: Vargas Llosa "Qui a tué Palomino Molero?"  LU

W: Wijkmark "La draisine" (lecture en coursLU

X: Xénophon "L'anabase"   LU

Y: Yoshimura "Voyage vers les étoiles"  LU

Z: Zweig Stefan "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" (lecture en cours)  LU

Posté par armor à 18:22 - Commentaires [45] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Je ne connais pas Yoshimura. Je vais vérifier si je peux le trouver à ma biblio.

Posté par Carole, 09 janvier 2007 à 13:55

LUS

Je vous livre mes impressions de lectures issues de mon challenge:

"Les autres" Alice FERNEY

Trois narrations d'un même moment: une soirée d'anniversaire autour d'un jeu de société "Personnages et caractères".
Trois points de vue différents: ce qui pourrait paraître redondant est une progressivité dans l'acuité perceptive de la situation proposée.
Alice Ferney prend le contre-pied de Balzac, dans "Le Père Goriot" (description en entonnoir: du Paris, vue d'ensemble, au détail de la mouche sur la tapisserie). Elle part des "choses pensées" (l'intimité du moi) aux "choses rapportées" (situation vue avec un grand recul, situation descriptive, romancée).
C'est ce parti pris qui fait la richesse de l'argument littéraire: les autres, la perception que l'on a d'eux mais aussi celle que l'on a de soi-même.
Peut-on tout dire, même entre amis, sans risquer de se perdre les uns les autres? L'idée originale du jeu de société déclencheur de révélations, de réactions vives et douloureuses, permet de développer le rapport que tout un chacun a aux autres et à lui-même.
Mais, dans un sens, ce jeu se révèle être salutaire car de la crise naît l'apaisement, du désordre naît le calme voire la sérénité et la profondeur des liens.
Finalement, les autres sont le ferment de notre vie, de notre identité: sans les autres on n'existerait pas...ou alors si peu.
Une écriture aérienne, sensible, aux images toujours justes, toujours en délicatesse et belles. Du grand Ferney même si certains peuvent être hérissés par cette triple narration. Un exercice de style? Non, la vie, seulement la vie à travers trois prismes, à travers trois focales: le mode macro, le mode normal, le grand angle qui, paradoxalement, est celui qui révèle les ultimes détails de l'intime.

"Le coupeur de roseaux" TANISAKI

Ce court roman entraîne le lecteur dans la découverte du monde des sensations du Japon traditionnel.
Le narrateur se promène, la nuit de la fête de la lune, autour d'un ancien palais impérial, le long d'un fleuve bordé de champs de roseaux.
Des poèmes classiques lui reviennent en mémoire dont un, en particulier, scandant le rythme de la promenade et des réminescences:
"Je regarde dans le lointain,
Le pied des montagnes est enveloppé de brumes.
Rivière Minase!
Pourquoi avoir préféré
Les soirs d'automne?"
Et nous voilà plongés dans l'univers captivant des empereurs disparus, des quartiers de plaisirs, des geishas...
La pleine lune est propice aux rêveries, à la poésie, à l'imagination. Les roseaux chantent sous le vent d'automne et soudain une rencontre...
Le lecteur lit alors une histoire d'amour aussi pure que dérangeante. Une question s'insinue au fil des lignes: où se situe la frontière entre la vénération d'un amour épuré et la perversité de l'inaccessible amour?
Les roseaux ondulent et nous emportent....
Une lecture à l'atmosphère apaisante et mystérieuse.

Posté par armor, 14 janvier 2007 à 13:27

LUS (suite)

"Les cerfs-volants de Kaboul" HOSSEINI

Le Kaboul d'avant le coup d'état, le Kaboul que personne en occident ne connaissait vraiment, le Kaboul d'un conte des Mille et une nuits, Le Kaboul d'un enfant, la ville de l'enfance heureuse et déchirée. L'absence de la mère, cette absence chaque jour observée dans l'enfant, le petit garçon, qu'elle a laissé derrière elle en mourant pour lui donner la vie. Cette absence qui est la faille dans la relation enfant/père, faille qui engendrera lâcheté (mais est-on lâche lorsque l'on est un garçonnet de 12 ans?) puis remords et enfin rédemption.
La lâcheté, mais était-ce vraiment de la lâcheté?, mère d'une fêlure qui mettra 20 ans à s'effacer.
Fêlure du départ de Kaboul puis de l'Afghanistan pour rejoindre l'Amérique, terre de libertés et d'oubli.
Fêlure de l'absence d'enfants pour égayer la maison.
Fêlure d'un appel téléphonique et d'une phrase "Tu peux te racheter".
De fêlure en fêlure, Amir va aller jusqu'au bout de lui-même, jusqu'à en être physiquement cassé et découvrir que l'on peut se pardonner et se racheter.
Les secrets de famille sont toujours dévastateurs mais lorsqu'un de ses membres parvient à rompre le cercle infernal, un garçonnet, arraché aux laideurs du monde en guerre, peut réapprendre à vivre, à sourire et sans doute à parler grâce à l'envol, à San Francisco, de cerfs-volants.Ces cerfs-volants, symaboles de l'enfance heureuse, symboles d'une liberté que rien ni personne ne pourra juguler...la liberté de garder au fond de la mémoire, le temps des jours heureux et insouciants.
Un roman poignant, d'une écriture sensible, offrant au lecteur l'impression de respirer Kaboul, de sentir les montagnes afghanes,de savourer les meilleurs Kebabs du monde, d'entendre les rires, les pleurs, les peurs et les malheurs mais aussi celle d'écouter les chansons traditionnelles et le coeur battant d'un peuple qui ne veut pas mourir sous le joug des talibans.
Puisse, un jour, ce pays recouvrer le droit de vivre et de s'exprimer et de réapprendre à s'aimer.

"Le temple des oies sauvages" MIZUKAMI

Un étrange roman où se côtoient trois personnages qui vont être au coeur d'une intrigue presque policière.
Le roman s'ouvre et se referme sur une disparition. Entre les deux parenthèses, Mizukami amène le lecteur à essayer de comprendre l'ultime disparition, celle du maître du temple de Kohôan, par une dramatisation progressive du huit-clos des trois personnages.
Tout semble tranquille, immuable, bercé seulement par les peintures des oies sauvages de Nangaku Kishimoto, tableaux vivants et aériens.
Peu à peu les rancoeurs et les humiliations subies par le novice vont rendre l'atmosphère de plus en plus pesante, comme la règle de la secte.
Peu à peu la maîtresse du Supérieur (celui qui a disparu) sera oppressée par la présence silencieuse, muette mais tentaculaire, du novice, oppression qu'elle oublie dans le libertinage imposé par le maître du temple.
Peu à peu au fil des phrases, quelques ronds dans l'eau viennent rider, troubler, la surface lisse du huis-clos.
Le dernier chapitre est la chute soupçonnée du roman. Mizukami, en maître japonais de l'écriture, est concis, direct quand il juge cela nécessaire au bon déroulement de l'intrigue. Mais il sait, aussi, disséminer la poésie des haïkus et des thèmes privilégiés de la peinture japonaise. Ainsi, cette "phrase-haïku": "Quand on foulait les feuilles mortes jonchant la terre, on mettait en fuite quelques oiseaux."
Un roman court, mais dense, d'une épure stylistique extraordinairement agréable.

Posté par armor, 15 janvier 2007 à 21:51

les cerfs-volants de Kaboul

Je viens de poster mon commentaire sur le remarquable livre de Hosseini. Comme toi j'ai été très touché par ce poignat récit à l'écriture si vivante.

Posté par xochitl, 15 janvier 2007 à 22:04

Lu

"Les sirènes de Bagdad" Y.KHADRA

A l'instar de Mizukami, le roman de Khadra est comme une parenthèse: il s'ouvre et se ferme à Beyrouth, au Liban.
Entre les deux, le roman nous emmène aux portes du désert puis à Bagdad.
Comment la guerre peut transformer un jeune homme cultivé et tranquille en graine de kamikaze, tel est le fil conducteur du roman de Khadra.
Le lecteur navigue, chavire dans la houle déchaînée des passions et des horreurs. Il assiste à la mise en pièces d'une culture millénaire, une culture qui participa à l'éveil du monde, à la grandeur de l'humanité. On ne peut qu'être mal à l'aise, en tant qu'occidental, devant le spectacle pitoyable des GI hurlant leur haine, masque de leur peur indicible ressentie devant un monde qu'ils ne comprennent pas.
On suit le narrateur dans sa volonté de laver l'affront subi par sa famille et son père. Il est Bédouin et pour lui, le code de l'honneur exige d'effacer un affront par le sang.
A travers le parcours initiatique de ce dernier, le lecteur est ballotté sur les routes désertiques et désertées, de barrage en barrage, puis déambule, sonné, dans un Bagdad à feu et à sang, une ville devenue l'ombre d'elle-même. Son architecture est aveugle, comme ses habitants qui ne voient plus le sordide ni l'absurde car obsédés par la nécessité de survivre.
Ce roman peut sembler sombre, pessimiste tels les paysages désolés, délaissés par les hommes. Cependant, une étincelle de vie redonne l'espoir en un avenir serein et éclairé...étincelle fugace, fragile mais qui irradie sa chaleur et sa joie de vivre: non, l'horreur, l'obscurantisme ne peuvent avoir raison de l'Homme.
Un livre qui nous emporte au gré de ses accents simples ou lyriques, tels les dunes du désert et les beautés d'une Babylone perdue de vue.
Un hymne à l'espérance et à la croyance en une humanité qui ne jetera pas aux orties ses cultures certes différentes mais ô combien complémentaires.

Posté par armor, 20 janvier 2007 à 10:11

Je rajoute

Je prend note pour Les cerfs-volants de Kaboul et pour Mizukami aussi. Vais avoir une de ses listes à lire avant la fin du challenge moi...

Posté par Chimère, 20 janvier 2007 à 11:35

Halàlà que de bons livres. Ça donne envie de tout lire :)

Posté par Mîreldar, 20 janvier 2007 à 12:20

Ah, je me demandais si j'allais voir une autre lectrice de Xenophon!! Vive les auteurs antiques, les épopées et les banquets!!
Bonnes lectures!

Posté par Hilde, 20 janvier 2007 à 15:11

J'ai lu avec intérêt ton compte-rendu du Khadra sur lequel je peine en ce moment. Il ne fait pas parti de mon challenge puisque je l'ai déjà lu mais son dernier, j'ai vraiment du mal. Est-ce que tout le livre est sur le même rythme ? (j'en ai lu le premier tiers). Merci d'avance !

Posté par Flo, 20 janvier 2007 à 17:04

je n'ai pas encore lu "Attentat"...c'est ma prochaine lecture programmée.
J'imagine que, comme il fait partie de la trilogie consacrée aux relations Moyen-Orient/Occident, le rythme doit être effréné...Je te tiendrai au courant.

Posté par armor, 20 janvier 2007 à 18:06

Ah mais j'ai lu les deux autres de la trilogie et les ai beaucoup aimés justement ! D'où ma déception de ne pas accrocher d'office au dernier... :)

Posté par Flo, 20 janvier 2007 à 19:11

dès que je me plonge dans ce livre je transmets mes impressions.

Posté par armor, 21 janvier 2007 à 12:49

Merci!

Merci pour ton commentaire et tes suggestions au sujets de mes choix de lectures!

Posté par Super V, 23 janvier 2007 à 14:53

;-) superv...ça me fait plaisir de faire partager mes émotions littéraires.

Posté par armor, 23 janvier 2007 à 18:28

Pour flo

j'ai terminé hier soir la lecture de "L'attentat" de Khadra. J'ai vraiment aimé ce dernier volet consacré aux relations compliquées Occident/Monde Arabe. J'ai rédigé mon commentaire sur mon blog, si cela te dit, tu y es la bienvenue.
Maintenant, j'attaque un des gros morceaux de mon challenge!!

Posté par armor, 23 janvier 2007 à 18:31

Je vais lire ton compte-rendu. En fait, ce n'est pas le dernier volet de la trilogie, ce sont "Les sirènes...". Mais vu que ce n'est qu'une trilogie thématique, il n'y a pas d'ordre en fait ;) De mon côté, j'ai un peu avancé mais sans plus. J'ai préféré commencer un bouquin plus court, du Kawabata (jamais lu) ; ça devrait te parler, toi fan de littérature japonaise si j'ai bien suivi :)

Posté par Barbabella / Flo, 23 janvier 2007 à 18:44

oui, j'avais inversé les titres...grosse fatigue!!
Je vais de ce pas rectifier le tir sur mon blog. Merci pour tout;-)
De Kwabata, j'ai lu "Pays de neige"...sublime et subtil.

Posté par katell bouali, 23 janvier 2007 à 21:26

Lu

J'ai terminé le premier tome de la sage "Quatre générations sous un même toit" de Lao She. Le lecteur est transporté dans la Chine affaiblie des années 30. En 1931, le Japon envahit la Chine et occupe Pékin. C'est là que commence l'action du roman et où le décor et les personnages sont "plantés". Je me plonge avec délice dans le 2ème tome...j'adore ce type de fresques littéraires.

Posté par katell bouali, 29 janvier 2007 à 23:43

LU

Aujourd'hui j'ai terminé la lettre L de mon challenge "Quatre générations sous un même toit" de Lao She
Je copie/colle mon commentaire:

Lao She met en scène une famille chinoise traditionnelle, au mode de vie ancestral. Quatre générations vivent ensemble dans une maison que l'imagination voit jolie, agréable, pleine de vie et de rires d'enfants. La famille s'est élevée socialement à chaque génération: les petits fils ont reçu une éducation de lettrés.
Dans cette Chine occupée par les Occidentaux, des fissures lézardent le mode de vie millénaire: un vent de changements commence à se lever.
L'angoisse du vieux Qi (le patriarche) est de ne plus voir ses descendants vivre sous le même toit que lui et de ne pas fêter son anniversaire entouré de tous.
Puis c'est la guerre contre le Japon envahisseur. La Chine est asservie et Lao She nous emmène dans les ombres inquiétantes et sordides de l'occupation. Il nous peint une société particulière: la société pékinoise, une Chine dans la Chine. Une société profondément confucéenne: la fatalité est présente, il faut composer avec cette dernière afin de garder la tête haute et l'estime de soi. Le lecteur a l'impression que tout glisse, telles les gouttes d'eau sur les plumes des canards, sur ces Pékinois placides, optimistes et qui peuvent apparaître lâches et aveugles.
Les fils conducteurs de ce roman fleuve (presque 1900 pages) sont ce qui fait la splendeur de la civilisation chinoise: la maîtrise de soi (face aux pires situations) afin de ne pas heurter la sensibilité de l'Autre et le respect de la piété filiale (caisse de résonnance de l'attachement au culte des ancêtres et de l'importance d'une descendance nombreuse). La hantise de tout chinois est qu'il n'y ait plus de descendant pour prendre soin des parents et brûler des bâtons d'encens en l'honneur des ancêtres.
Trois points vitaux de la vie des Pékinois: ne pas perdre la face, avoir une grande piété filiale et être en toute circonstance un être humain.
Cette trinité sera mise à mal par l'occupation féroce, pendant huit ans, des Japonais. La famille Qi illustrera, tout au long de la saga, ls doutes, les souffrances, ls compromissions qui malmèneront ces trois aspects fondamentaux de la société chinoise.
Confucius est derrière chaque mot, chaque phrase, chaque sentiment. L'art subtil des paysages peints sur papier de riz apparaît sous la plume de Lao She souvent pour adoucir le récit difficile des misères subies par la peuple, mais en même temps, il pointe du doigt le fait que ces bonheurs d'autrefois sont irrémédiablement perdus en raison de la barbarie japonaise.
La lecture de Lao She met en parallèle l'antagonisme culturel entre la Chine (civilisation éclairée et brillante)et le Japon (civilisation imitatrice restant toujours barbare aux yeux des Chinois) avec l'antagonisme culturel entre la Grèce Antique et Rome. L'élève souhaite toujours surpasser le maître...quel qu'en soit le moyen. le lecteur comprend peu à peu que si Lao She qualifie les Japonais de "petits" c'est en vertu du regard chinois porté sur le Japon qui n'est qu'un nain à l'échelle millénaire de la civilisation chinoise.
Un passage illustre bien ce rapport antagoniste entre Chine et Japon:

"...ceux qui agressent les autres, les dominent, nuisent aux autre, ne peuvent qu'agir à l'aveuglette, ils n'ont pas d'autre solution. L'agression, elle-même, est désordre, car l'agresseur ne voit que lui-même et invente, en suivant sa propre idée, le visage que doit avoir l'agressé. Ainsi quelle que soit la minutie du calcul de l'agresseur, il rencontrera inévitablement des échecs et commettra des erreurs. Quant aux rectifications, il ne peut les apporter qu'en suivant une fois de plus ses partis pris, et, plus il corrige, plus il s'enferre dans l'erreur, dans le désordre. les petites révisions, les petites rigueurs ne peuvent corriger des prémices fondées dur l'erreur."

"Quatre générations sous un même toit" présente une rupture de rythme et de regard: les deux premiers tomes insistent sur l'écartèlement d'un des héros (Ruixuan, le fils aîné garant de l'équilibre familial) pris entre son patriotisme et son devoir de piété familiale. Le dernier tome évoque les changements durables qui vont s'opérer dans la société et la culture chinoise: l'avènement d'une fierté nationale, d'un patriotisme triomphant et du homme politique déterminant que sera Mao. Ces changements sont vus à travers le prisme du benjamin de la famille, celui qui n'ayant pas sur les épaules le poids de la tradition peut partir rejoindre les rangs de la résistance.
Ce roman est un long voyage au coeur d'une famille qui voit ses horizons changer et s'élargir. La traduction permet au lecteur de goûter aux savoureuses diatribes orales des habitants de la ruelle du Petit-Bercail. Un bonheur à lire, un livre qu'on ne laisse pas tomber de ses mains.

Posté par armor, 10 février 2007 à 16:21

Ouf je reprends mon challenge

Voilà, je me lance dans la lettre U comme Updike afin d'avancer dans mon challenge. C'est que je commence à avoir des complexes devant la célérité de bon nombre d'entre vous! "Dans la splendeur des lis" est un sacré pavé et une saga familiale!

Posté par katell bouali, 11 mars 2007 à 20:25

LU

j'ai achevé la lecture de "Dans la splendeur des lis" d'Updike.
Je vous invite à venir lire mon commentaire sur mon site ;-)
http://chatperlipopette.blogspot.com J'ai failli abandonner la lecture dès la page 16...mais le cauchemar n'a pas duré: ouf!

Posté par katell bouali, 21 mars 2007 à 11:48

Et de 8!

J'ai terminé "Voyage aux pays du coton"...je me réserve pour plus tard "Portrait du Gulfstream".
Comme mon commentaire est assez long, je vous donne l'adresse de mon blog si cela vous tente:
http://chatperlipopette.blogspot.com J'avance doucement, mais j'avance :-D

Posté par katell bouali, 25 mars 2007 à 14:40

La lettre P

J'ai dévoré avec passion "Mon nom est rouge"...un vrai régal et un voyage au pays des miniaturistes ottomans.
Mes impressions de lecture sont sur mon blog
http://chatperlipopette.blogspot.com/2007/04/voyage-chez-les-miniaturistes-distanbul.html

Posté par katell bouali, 11 avril 2007 à 11:13

Le prochain roman: la lettre A "Les dieux eux-mêmes" d'Asimov, un des maîtres du genre! Un peu de SF ne fait jamais de mal, n'est-ce pas!

Posté par katell bouali, 13 avril 2007 à 18:19

Lu

J'ai fini "Les dieux eux-mêmes"...superbe roman de SF, mon premier Asimov.

Posté par katell bouali, 17 avril 2007 à 21:21

Et de 10

Je commence à prendre le rythme! Excellent moment de lecture avec Asimov, mon premier Asimov (si, si!). Expérience réussie, merci le challenge lecture car sans lui j'aurai remis cette lecture aux calendes grecques!
Pour lire mes impressions de lectures RDV sur mon blog:
http://chatperlipopette.blogspot.com/2007/04/mon-premier-asimov.html

Posté par katell bouali, 18 avril 2007 à 19:20

La lettre B

Et de onze! Je viens de terminer "Le postier" de Bukowski...un vrai bijou d'autofiction!

Posté par katell bouali, 22 avril 2007 à 19:36

et de 12

N'ayant pas trouvé "Osmose" de Quéffelec, je me suis rabattue sur "Happy birthday Sara" que je viens de terminer. Mon challenge avance peu à peu! Bine entendu RDV sur mon blog pour y lire mes impressions de lectures ;-)

Posté par katell bouali, 20 mai 2007 à 10:31

Et de 13!

Pff j'ai cru que je ne verrai jamais la moitié du challenge lecture!
J'ai terminé "Qui a tué Palomino Molero?" de Vargas Llosa (en rempalcement de Waltari que j'avais mal orthographié au départ: V au lieu de W!)
Je suis en train de lire "Les cent frères de Manol".
Les commentaires sont sur mon blog et je vous y renvoie si cela vous intéresse :-)

Posté par katell bouali, 07 juillet 2007 à 22:49

La moitié est passée!

Je viens d'achever la lecture de " Les cent frères de Manol", récit épique à deux voix...un régal de mots, d'images (même si certaines sont particulièrement pénibles et cruelles) où la montagne est une éternelle splendeur mystérieuse! Mon commentaire sera bientôt en ligne sur le blog
http://chatperlipopette.blogspot.com

Posté par katell bouali, 10 juillet 2007 à 11:18

Et de 15

Je suis contente d'avancer dans mes lectures challenge! J'ai encore deux pavés à lire pendant les vacances puis j'entamerai les "petits" romans à la rentrée afin de terminer dans les temps.
Jamais je n'aurais cru qu'il serait si difficile, bien que je sois une dévoreuse de livres, de garder la cadence "challenge lecture"! Et vous, comment faites-vous pour garder le rythme des lectures?

Posté par katell bouali, 12 juillet 2007 à 20:14

Pas de recette à te donner vu que je suis à la bourre ;) Je n'en ai lu que 12 et j'ai en cours les 13ème et 14ème...
S'il le faut, je procèderai à des ré-aménagement en fin d'année. Par exemple j'ai lu ces dernières semaines Goudge et Akounine. Ils ne sont pas dans mon challenge mais ce sont deux auteurs que je n'avais jamais lus alors je pourrais remplacer les écrivains prévus pour le A et le G par ces deux-là ;) Voire Castro pour le C :)
Il faut aussi que je me trouve un autre K car j'ai inversé le nom et le prénom de l'auteur japonais... Bref, c'est pas gagné et l'an dernier j'en avais lu 19/26. Il faudrait que je fasse au moins aussi bien !

Posté par Flo, 13 juillet 2007 à 13:26

Merci flo pour ta réponse :-)

Posté par katell bouali, 16 juillet 2007 à 10:00

Pas de recette non plus !

Je finis bientôt le 14ème.
Moi également je fais des aménagements : celui que je lis pour le club de lecture d'auf, sera ma lettre "S".
Il me manque la lettre U, et j'ai encore quelques "pavés" dans ma liste !
Mais je pense que le 31 écembre, j'aurai été au bout de mon challenge.

Posté par Meria, 16 juillet 2007 à 16:58

Merci Meria de m'avoir répondu.
Je suis en train de lire un pavé de 700 pages (c'est écrit petit et serré!) que je pense terminer d'ici la fin de la semaine.
J'ai fini mon 16è titre et je me dis que je tiens le bon bout. Cependant, jamais je n'aurais cru que le challenge soit si difficile à tenir.

Posté par katell bouali, 17 juillet 2007 à 09:41

Comme je bloque (c'est exceptionnel pour être noté) sur "Baudolino" d'Eco, je l'ai rempalcé par "Danse avec l'ange" d'Edwardson. Pour apaiser ma mauvaise conscience, je mets en avant le fait qu'avec Eco je "trichais" un peu car j'avais déjà lu quelques titres de lui....tout comme avec Ferney d'ailleurs.
Je fais du surplace en ce moment avec le challenge donc, j'ai l'impression de progresser un peu en changeant d'auteur ;-)

Posté par katell bouali, 21 juillet 2007 à 18:38

Le bout du tunnel

Je viens de terminer mon 19è titre! Plus que 7 lectures pour boucler le défi!
Je mettrai mon commentaire sur "La draisine" prochainement sur mon blog.

Posté par katell, 07 août 2007 à 11:53

Pfff ! Tu me désespères ;) J'ai abandonné mon J mais j'en ai trouvé un autre et pas trop épais :p
Toujours pas commencé mon R et je finis un L (le Harper Lee qui remplacera Lindgren).

Bref, je fais du surplace (mais ça concerne toutes mes lectures, pas que le challenge...).

Posté par Flo, 07 août 2007 à 19:30

Je dois avouer que j'ai remplacé le Eco par Edwardson ;-)...je en suis pas trop fière de cela, oups!
Mais ça va être difficile d'y arriver à moins que je n'emprunte plus grand chose à la bibli car je vais avoir un début d'année scolaire chargé!

Posté par katell, 07 août 2007 à 19:36

Plus que 5 titres

et j'aurai bouclé mon challenge 2007! "Mort à crédit" de Céline m'a pris quelques temps tandis que "Le roman de Rabelais" a été lu en 2 jours...comme quoi les lectures se suivent et ne se ressemblent pas!
Le prochain gros morceau de ma liste: "Le sang noir" de Louis Guilloux. Il n'est pas dans ma bibliothèque mais sur les étagères de la bibli municipale! D'ici décembre, je pense pouvoir mettre la main dessus et le lire ;-)

Posté par katell, 22 août 2007 à 17:20

Bravo !

J'ai bien peur d'avoir pris du retard :-/

Posté par Meria, 23 août 2007 à 08:44

LU

Je viens de terminer la lettre Y de mon challenge.
Je vais me lancer dans la lecture d'Inoué. Je crois que je vais pouvoir boucler le challenge et cela me soulage vraiment...j'ai bien cru ne pas pouvoir y parvenir.
Il ne me reste plus que 4 titres à lire pour terminer ce pari de lecture!

Posté par katell, 14 septembre 2007 à 20:04

Plus que 2 titres!

J'ai terminé la lecture de "L'Anabase" de Xénophon...une plongée dans l'histoire antique grecque qui m'a rappelé mes cours de grec ancien et des traductions sur lesquelles je suais sang et eau ;-)
J'entame "La tombe des lucioles"...un récit d'une intensité dramatique incroyable et cela dès le début!

Posté par katell, 01 novembre 2007 à 09:44

FINI!!!!!!

Voilà j'ai terminé le challenge ABC 2007!
Le commentaire sur "Le sang noir" de louis Guilloux sera bientôt en ligne :-)

Posté par katell, 16 novembre 2007 à 21:42

Bravo !

Heureusement que vous êtes là pour pallier les faiblesses de l'administratrice, qui n'aura certainement pas lu tous les livres de son challenge :)

Posté par Meria, 21 novembre 2007 à 16:30

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