CHALLENGE ABC 2007

Ce challenge consiste, pour les participant(e)s, à lire en 2007 une série de livres non encore lus, voire d'auteurs à découvrir, dont les noms commencent chacun par une des 26 lettres de l'alphabet.

23 juillet 2007

La Liste de Thracinee

Bonjour à tous !

Voici ma liste retenue pour ce challenge.

Je commenterai ces livres également sur mon blog

(* roman lu)

Posté par tirchenea à 14:50 - Commentaires [31] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Daniel Keyes, Des fleurs pour Algernon

Le premier mot qui me vient à l'esprit à la lecture de ce roman est émouvant.

Les premières pages sont pénibles à lire car les phrases sont truffées de fautes d'othographe, elles manquent de ponctuation (le passage où Charlie découvre l'usage de la ponctuation est comique) mais passé ce cap, la lecture devient plus aisée. L'auteur, par les écrits de son héros montre son évolution intellectuelle. Au fur et à mesure, la ponctuation apparaît (passage comique quand Charlie découvre l'usage de la ponctuation), les fautes disparaissent, les phrases courtes laissent place à des phrases plus longues, le vocabulaire s'étoffe (du mot " un teligent" on passe au mot "radio-isotopes").

Charlie Gordon est très motivé pour devenir intelligent : il veut pouvoir dialoguer avec les autres, avoir des amis mais il m'est apparu qu'au fil de la lecture, c'était pour sa mère et Alice qu'il se bat. Il recherche la reconnaissance de sa mère qui l'a rejeté après la naissance de sa soeur et l'amour d'Alice (l'amour n'est-il pas un formidable moteur pour toute acrtion ?)

J'ai bien aimé la descritpion du comportement des médecins. La façon dont ils traitent Charlie comme un cobaye avant son opération, les remontrances qu'ils font à Charlie car il ne leur est pas reconnaissant (comme si chaque patient devait dire merci à son médecin de vivre). Ceux qui côtoient régulièrement le milieu hospitalier se rendront compte que Keyes dans sa description n'est pas loin de la vérité.

Les épisodes où Charlie raconte la cruauté des autres vis-à-vis de lui sont poignants. En développant son intelligence, il se rend que les personnes qu'il considérait comme intelligentes ne le sont pas. Il se rend compte qu'ils l'ont souvent traité comme un inférieur (même les médecins le considèrent comme un simple cobaye, plutôt qu'en être humain), par réaction et grâce à ses grandes facultés intellectuelles, il développe une sorte de complexe de supériorité.

extrait : Comme c'est étonnant que des gens qui ont des sentiments et une sensibilité normaux, qui ne songeraient pas à se moquer d'un malheureux né sans bras, sans jambes ou aveugle, n'aient aucun scrupule à tourner en ridicule un autre malheureux né avec une faible intelligence.

J'aurai un avis différent de Charlie (alias Keyes ?) : n'importe quelle différence peut entrainer un rejet, une moquerie.

L'importance de la lecture dans ce roman est notable dans ce livre : l'évolution de Charlie transparaît au travers de ses lectures : des bandes-dessinées qu'il regarde sans pouvoir lire le contenu des bulles, Charlie arrive par la suite à lire aisément un traité de psychologie écrit en hindou. La dégénérescence arrivant, les lectures lui deviennent indéchifferables, incompréhensibles (j'ai apprécié l'allusion à Don Quichotte).

La passionnée de Shakespeare n'a pas pu s'empêcher de réagir au passage sur Shakespeare. Charlie entend des étudiants dire que Shakespeare n'est pas l'auteur de ses pièces. Keyes partageait-il la théorie anti-stratfodienne (théorie réfutée par les test stylométriques) ?

Le livre est écrit à la première personne. Charlie Gordon nous raconte son histoire. Ce qui est marquant dans ce livre c'est lorsqu'il raconte des événements de son enfance, il parle de lui à la troisième personne.

La dernière phrase du livre est particulièrement touchante.

Je donnerai également une mention spéciale à la couverture. Plusieurs éléments du livre y sont représentés : la souris, le labyrinthe, l'esprit, et l'enfant derrière la fenêtre. Les couvertures offrent rarement une illustration parfaite du roman.

Posté par Thracinee, 23 juillet 2007 à 15:08

Hormis Riel

Je n'ai lu aucun auteur de ta liste : je vais peut-être faire un copier/coller pour 2008 :-)

Posté par Meria, 23 juillet 2007 à 16:21

N'as-tu pas omis le X ? J'ai lu sur les blogs de bonnes critiques de Compartiment pour Dames.

Posté par anjelica, 24 juillet 2007 à 12:27

oups, j'avais oublié de le mettre. Merci de me l'voir fait remarquer... erreur réparée.

Posté par Thracinee, 24 juillet 2007 à 12:44

ça alors... Une liste pleine d'auteurs que je ne connais pas, Xénakis excepté.Ca donne effectivement des idées pour 2008 ;)

Posté par praline, 24 juillet 2007 à 13:22

Kjell Westö, Le Malheur d'être un Skrake

Histoires croisées de plusieurs générations en Finlande.

Le narrateur ne raconte pas l'histoire de sa famillle chronologiquement : on découvre sa famille à travers différentes anecdotes. Sorte de puzzle qui se met en place.

Je lis rarement des ouvrages d'auteurs français. Je préfère lire des romans étrangers et découvrir ainsi un pays, une culture.

Le roman de Westö fait allusion aux drames des guerres que la Finlande, parle de la population finlandaise svénophone... des éléments qui m'ont poussée à m'informer sur la Finlande.

Pour moi, un livre ne doit pas seulement me raconter une histoire mais aussi me donner envie de découvrir la culture dont il est le reflet.

Cela étant, ce livre ne fera pas partie de ma sélection des "livres à lire absolument".

Posté par Thracinee, 26 juillet 2007 à 07:00

Le Héros oublié

Seconde Guerre Mondialle, Finlande.Victor Käppärä est chargé par son adjudant de rester à son poste L'adjudant ne reviendra jamais. La guerre est terminée mais Victor reste à son poste pendant une trentaine d'années, éliminant par-ci, par-là des "ennemis".

J'ai bien aimé ce roman à l'humour cinglant, parsemé de phrases aussi pertinentes que sarcastiques envers l'armée et les communistes. J'ai retrouvé ce recul et ce regard décalé qui existent dans les romans de Arto Paasilinna et de Jari Tervo (Bienvenue à Rovaniemi).

extraits :

[...], il y avait quelque chose de particulièrement immoral dans le fait de regarder une femme nue tout en mangeant des tartines: cela ne faisait aucun doute, c'étaient des communistes.

L'Histoire le prouve bien : c'est toujours les vaincus qui ont commis les crimes.

Victor n'est pas un militaire assoiffé de sang : chaque "ennemi" qu'il élimine lui pose un cas de conscience, il somatise. Un soir il rêve qu'il est assailli par toutes les personnes qu'il a tuées (cela m'a rappelé la scène 3 de l'acte V de Richard III de Shakespeare : Richard III reçoit la visite des fantômes des personnes qu'il a assassinées.)

Posté par Thracinee, 28 juillet 2007 à 17:06

les fabuleuses aventures d'un Indien...

Ran Mohammad Thomas,un serveur pauvre et inculte gagne un milliard de roupie à un jeu. La production soupçonne une tricherie. Ram raconte alors sa vie !

Cela fait deux ans que j'ai découvert la littérature Indienne contemporaine et ce roman rejoindra mes romans indiens préférés. Les écrivains indiens ont la capacité de décrire des situations dramatiques (où règne la misère) sans faire tomber dans la compassion ou la pitié.

Swarup a su créer une panoplie de personnages très diversifiée : un prêtre pédophile, un tueur à gages, une ancienne actrice...

La construction de ce roman est brillante : l'auteur a trouvé une façon remarquable d'expliquer comment un homme "pauvre et inculte" a su répondre aux questions pointues du jeu télévisé. Même si au bout de deux, trois chapitres, j'ai compris le "mécanisme", Swarup est arrivé à me surprendre à la fin.

Je le conseille vivement.

Posté par Thracinee, 01 août 2007 à 08:54

Marge brute

Premier roman de Laurent Quintreau. Belle réussite !

"à quoi pensent onze cadres conviés à une réunion", voilà comment je pourrai résumer ce roman.

Composé de onze chapitres, chacun renvoyant à chacun des protagonistes, ce livre se lit aisément.

Point remarquable : chaque chapitre n'est qu'une seule phrase de 10 pages. Loin d'être rebutant, cet aspect est idéal pour illustrer l'esprit qui divague...

La diversité et la qualité des profils de chaque personnage vaut le détour : on navigue dans les esprits d'une mère dépressive, d'une femme arriviste, d'un chef cynique, d'un rêveur...

8/10

Posté par Thracinee, 10 août 2007 à 13:45

Servir le peuple

Wu Dawang reçoit l'ordre de satisfaire les besoins sexuels de la femme de son supérieur. Ordre qui va se tranformer en passion...

Premier roman de Lianke YAN est une sorte de critique ironique de la Révolution Culturelle en Chine. L'auteur démonte une telle doctrine en montrant l'absudité de certaines phrases extraites des discours de Mao Zedong.

J'ai adoré le passage où les deux amants détruisent les objets à l'effigie de Mao Zedong pour prouver la puissance de leur amour : celui qui casse le plus d'objets est celui qui aime le plus.

Ce roman fut une agréable découverte. Je pense lire le deuxième roman de cet auteur, interdit en Chine.

Posté par Thracinee, 11 août 2007 à 02:39

Marge brute :

Je me dis parfois, en sortant de certaines réunions professionnelles, que je pourrais écrire un livre sur les agissements des gens en réunion (cadres ou non) : ceux qui sortent de la pièce sans motif et sans excuse, ceux qui déversent leur bile, ceux qui dorment, ceux qui reposent les questions déjà évoquées lors de précédentes réunions, ceux qui parlent de leur vie privée en faisant toutes les 5 mn un aparté, ceux qui n'ont pas lu l'ordre du jour (quand il y en a un), ceux qui apportent un autre dossier et travaillent dessus pendant que les autres parlent, ceux qui n'osent pas parler ........... mais j'aurais sûrement moins de talent que Quintreau :-)
Je note ce livre dans ma LAL !

Posté par Meria, 12 août 2007 à 09:35

Françoise Xénakis

Zut, on a encore oublié madame Freud... L'auteur a imaginé la vie de quatre femmes d'hommes célèbres (Freud, Socrate, Hugo, Mahler) à travers la rédaction de leurs journaux intimes.

Je me suis ennuyée... La vie de madame Freud était plaisante à lire mais la vie des autres femmes, quel ennui !

De plus, j'aurai aimé que le style change suivant le personnage. Françoise Xenakis n'a pas su le faire. Dommage !

Posté par Thracinee, 15 août 2007 à 15:03

Lansquenet

Issu d'une lignée glorieuse, celle de l'inventeur des lansquenets,Kuno von Urslingen-Frundsberg s'interroge sur sa famille, ses origines...

Avis très mitigé : l'écriture est belle mais l'histoire en elle-même ne m'a pas captivée.

Posté par Thracinee, 23 août 2007 à 18:54

La Fontaine pétrifiante

Isolé dans un cottage anglais, Peter Sinclair entreprend de rédiger sa biographie. Biographie qui devient fiction. Fiction qui vient parasiter la réalité...

L'auteur ponctue son récit de réflexions intéressantes sur l'acte d'écrire (c'est ce que je retiendrai le plus de ce livre).

Au départ, la transition entre la réalité et l'imaginaire est tranchée et au fur et à mesure, les deux s'entremèlent. Le résultat de ce "flou" : il y a plusieurs degrés d'interprétations possibles

Posté par Thracinee, 26 août 2007 à 19:53

La maison aux sept pignons

Sur le bûcher, Maule jette une malédiction sur la famille Pyncheon. C'est le départ du roman de Nathaniel Hawthorne.

J'ai apprécié ce livre qui me pousse à découvrir les autres ouvrages de cet écrivain.

D'un rythme lent, prompt à illustrer la pesanteur du passé sur la famille Pyncheon, le livre s'accélère aux cent dernières pages sur un dénouement heureux.

Posté par Thracinee, 29 août 2007 à 19:03

Gertrude et Claudius

Prenant pour héroïne la mère de Hamlet, John Updike imagine le parcours des différents personnages d'Hamlet avant que le génie de Shakespeare intervienne.

Sa filiation avec Shakespeare m'a poussée à choisir ce livre. Je n'ai pas été déçue. L'éclairage sur les personnages est intéressante : j'en suis arrivée à avoir un autre regard sur Gertrude. Dans la pièce de Shakespeare, les événements sont vus par Hamlet. Dans le roman de Updike, ils sont vus par Gertrude et Claudius.

Je ne sais pas s'il faut avoir lu Hamlet avant ce roman. Cela peut être un plus car le livre parsème quelques allusions à la pièce de Shakespeare.

Posté par Thracinee, 14 septembre 2007 à 13:06

le fil d'argent

Une histoire d'amitié et d'amour sur fond de guerre civile en 1936 à Barcelone.

L'histoire est relatée à travers trois points de vue différents (celles des trois héros du livre). J'affectionne particulièrement ce procédé littéraire.

Je le conseille vivement.

Posté par Thracinee, 21 septembre 2007 à 15:26

La vérité ou presque

Rencontre entre une productrice de télévision et un biographe.

Livre inintéressant. Perte de temps

Posté par Thracinee, 27 septembre 2007 à 06:47

Compartiment pour dames

Akhila décide de partir vers le Sud de l'Inde pour faire le point sur sa vie. Dans le train qui l'amène à destination, elle fait la connaissance de femmes qui vont chacune à leur tour lui raconter leurs vies.

Je n'ai pas plongé dans l'histoire : j'ai lu ce roman avec beaucoup de recul comme si je regardais un tableau constitué de portraits de femmes.

Posté par Thracinee, 14 octobre 2007 à 04:23

O.N.G !

Quand deux associations (une pour la protection de l'environnement et l'autre pour l'humanitaire) s'affrontent pour définir quelle est la cause la plus noble à défendre, cela donne un livre à l'humour cynique et grinçant.

J'ai bien aimé ce livre, notamment les échanges verbaux entre les chefs de chaque association.

Posté par Thracinee, 16 octobre 2007 à 10:30

Le Cadeau

Barry & Sean offrent régulièrement des cadeaux de plus en plus somptueux à leurs amis, Alice & Phillip. Celui-ci commence à se sentir humilé par cette situation et tente par tous les moyens de trouver LE cadeau qui rendra ébahis ses amis. Commence alors la surenchère.

J'ai bien aimé la première partie du livre où l'auteur montre la lente dégringolade de son héros : trouver un cadeau à ses amis devient une véritable obsession pour Phillip.
Cela étant, le roman s'essouffle au fil des pages et la fin est assez décevante.

Posté par Thracinee, 29 octobre 2007 à 12:48

Un rideau de flammes

Le sujet du livre : une quiquagénaire tombe amoureuse du fils de son époux.
Un livre sans réel intérêt. La qutrième de couverture annonçait une comédie de moeurs à l'humour impitoyable. Je ne dois pas avoir le même vocabulaire que l'éditeur.

Posté par Thracinee, 04 novembre 2007 à 03:23

L'Annulaire

Court roman que j'ai adoré... Le style est magnifique. Même si la sexualité n'est pas du tout au centre du roman, il existe une tension sexuelle tout au long du roman.
J'ai énormément apprécié l'épisode des escarpins.

Posté par Thracinee, 04 novembre 2007 à 03:40

Bouddha & Cie

Fred Kaufmann accompagne sa fille dans un monastère bouddhiste. Chargé de la surveiller il se plie aux exigences de la vie communautaire.

Drôle et sarcastique, ce roman m'a plu. L'évolution du personnage central et quelques attaques bien ciblées sur nos travers de la vie quotidienne font de ce livre un agréable moment de détente.

Posté par Thracinee, 06 novembre 2007 à 13:33

Dernières nouvelles du bourbier

C'est un recueil de nouvelles. C'est un genre littéraire que j'affectionne peu mais en le parcourant à la bibliothèque j'ai décidé de l'emprunter.

Ce sont des nouvelles où l'absurde règne en maître. On sourit beaucoup à leur lecture.

Posté par Thracinee, 06 novembre 2007 à 13:37

Les Mémoires d'un arbre

La quatrième de couverture était alléchante : un arbre comme témoin des siècles qui passent. Mais voilà le style de l'auteur m'a déplue : utiliser trois lignes pour une seule et même phrase a le don de m'ennuyer.

Posté par Thracinee, 07 novembre 2007 à 15:22

Les Champs d'honneur

Roman captivant : je l'ai lu d'une traite. A lire avec un dictionnaire à proximité tellement le vocabulaire est riche et soutenu. Les premières pages font sourire (le grand-père et sa 2CV, la grand-mère qui râle tout le temps, une tante bigote...) puis survient la Première Guerre Mondiale et là le roman bascule dans l'horreur avec la description des tranchées à Verdun. La Lorraine que je suis n'a pas été insensible à cette partie de l'histoire.

Posté par Thracinee, 08 novembre 2007 à 06:57

Lignes de vie

Frank est à tour de rôle confié à chaque membre de sa famille.

Ce livre appartient au genre fantastique. Force est de constater que le surnaturel y apparaît très peu.
Belle galerie de portraits.
Chaque membre de la famille a sa conception de l'éducation. C'est amusant de découvrir des modes d'éducation contradictoires...
L'histoire n'est peut-être pas original ou révolutionnaire mais le livre est plaisant à lire.

Posté par Thracinee, 12 novembre 2007 à 02:11

Sur la fin

Roman à réserver aux adeptes d'humour noir. J'ai bien aimé ce roman, notamment le personnage de Bernard qui passe son temps à jouer des tours aux autres résidants du cottage.

Posté par Thracinee, 18 novembre 2007 à 17:01

Girafe

Trop de longueurs... cela étant, large plaidoyer contre le communisme et l'exploitation animale pratiquée par les zoos. Le passage du massacre des girafes est à déconseiller aux âmes sensibles.

Posté par Thracinee, 28 novembre 2007 à 05:42

A la poursuite des Slans

Au départ, je fus enthousiasmée par cette histoire (les humains qui pourchassent les Slans, sorte de télépathes aux pouvoirs extraordinaires) mais au fil des pages, mon intérêt diminua fortement. Je n'ai pas accroché au vocabulaire scientifique. La fin m'a aussi déçue. Ce roman est considéré comme l'un des chefs d'oeuvre de la SF ; il ne le sera pas pour moi.

Posté par Thracinee, 18 décembre 2007 à 02:36

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=201917&pid=5695258

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :