27 décembre 2007
Liste de Gaëlle
Les titres en italique viennent de ma PAL. Mes commentaires sont des copier-collé de mon blog. Pour le X, je triche un peu, car le nom de l'auteur c'est Bai, et le prénom Xianyong...
Auster Paul - Trilogie new-yorkaise
Bottero Pierre - La quête d'Ewilan, Tome 1 : D'un monde à l'autre (lu en juin)
Coben Harlan - Du sang sur le green (lu en avril)
Darrieussecq Marie - Le bébé (lu en juin)
Eco Umberto - Le nom de la rose
Fante John - Mon chien stupide (lu en juin)
Giacometti Éric - Le rituel de l'ombre (lu en decembre)Hobb Robin - L'Assassin royal, Tome 1 : L'Apprenti assassin abandonné pour Haddon Mark - Le bizarre incident du chien pendant la nuit (lu en avril)
Irving John - Le monde selon Garp
Jensen Liz - La neuvième vie de Louis Drax (lu en février)
Kennedy Douglas - Cul-de-sac (lu en septembre)
Lewis Clive S. - Les chroniques de Narnia, Tome 1 : Le neveu du magicien (lu en octobre)
MacDonald Patricia - J'ai épousé un inconnu (lu en janvier)
Neville Katherine - Un risque calculé
Orwell George - 1984 (lu en juillet)
Perez-Reverte Arturo - Le tableau du maître flamand (lu en decembre)
Qiu Xiaolong - Visa pour Shanghai
Roth Philip - La bête qui meurt (lu en juin)
Starling Boris - Vendredi saint (lu en octobre)
Takami Koushun - Battle royale, Tome 1 (lu en janvier)
Upfield Arthur - La prophète du temps (lu en novembre)
Van Cauwelaert Didier - L'Apparition (lu en juin)
Weihui - Shanghai baby (lu en mars)
Xianyong Bai - Gens de Taipei (lu en novembre)
Yun Ji - Des nouvelles de l'au-delà (lu en février)
Zweig Stefan - Le joueur d'échecs (lu en juin)
Commentaires
Pour Fante, je conseille plutot pour commencer : "Demande à la poussière" ou "La route de Los Angeles" ou "Bandini"
Et pour Philip Roth : "Portnoy et Son complexe"
Le tableau du maître flamand est le premier que j'ai lu de Perez-Reverte, et j'ai adoré : surtout que j'aime jouer aux échecs !
Quant Au joueur d'échecs, c'est un de mes livres préférés.
Umberto Eco
Au nom de la rose.
J'ai aimé le film mais je n'ai pas réussi à lire plus de la moitié du livre :-(
Le monde selon Garp
de J.Irving.
Lecture fastidieuse.
Le tableau du maître flamand
Excellent.
Contrairement aux autres...
je n'ai vraiment pas aimé "Le Tableau du Maïtre Flamand"! Par contre, "1984" reste un excellent souvenir de lecture adolescente.
Pour le Q
Tu as un peu triché aussi pour le Q car Qiu c'est le prénom de l'auteur mais cela équilibre avec la "triche" du X !!!
Nous avons "Cul de sac" en commun et l'auteur en X (enfin en Q pour toi ;)...)
Mille excuses !
C'est toi qui a raison ! Mea culpa !
QIU Xiaolong et non pas XIAOLONG Qiu, donc c'est bien à Q que doit se trouver cet auteur et non pas à X.
J'ai rectifié sur ma liste et du coup je n'ai plus de livre pour le X :-(
Pas de probleme fana_de_polar... en fait je n'avais pas ose de repondre a ce sujet... J'ai appris un peu le mandarin, du coup je sais comment se decompose les noms-prenoms dans cette langue, le nom de famille est toujours donne en premier (rarement plus d'un caractere) suivi du prenom (qui lui peut etre forme par un ou 2 caracteres, mais 2 c'est mieux, enfin il parait !).
Tu vas devoir trouver une autre idee pour le X ! Bonne recherche ! Je ne te conseille pas la mienne !!!
Dans le X...
On s'y perd un peu avec les noms d'auteurs chinois.
Pour ma part, j'ai mis Xiaolong dans les X, car aux éditions du Seuil, on donne toujours, sur la tranche de couverture, le prénom suivi du nom. Et ils ont bien indiqué Qiu Xiaolong...
Eco, Irving et les autres
Le nom de la rose, lu il y a longtemps mais je me rappelle avoir bcp aimé
1984, à lire absolument même si aujourd'hui il ne doit plus avoir la même portée
Le tableau du maître flamand, j'ai bcp aimé
Irving, j'ai jamais réussi à accrocher à cet auteur , allez savoir pourquoi ?
Pour Katherine NEVILLE, j'ai lu "le huit" un vrai régal dans son genre
John FANTE
Ah que voilà une liste intéressante (à mon goût) et je suis agréablement surpris d'y retrouver John FANTE.
Cet excellent américain avait peuplé de longues soirées il y a une quinzaine d'années et j'avais lu la plupart de ses romans (indispensable pour mieux comprendre/apprécier Bukowski ensuite par exemple). Il faudrait que je m'y remette : à l'époque on ne bloguait pas encore ...
M comme MacDonald
***27 janvier 2007***
Première lecture de l'année, qui provient de ma PAL pour le Challenge ABC. C'est la main innocente de mon homme qui a tiré au sort ce livre. Ne connaissant pas cet auteur, j'étais bien contente de la découvrir et peut-être d'ajouter un nom dans ma liste d'auteurs de polars/policiers que j'apprécie. Et bien, ce ne sera pas le cas de Patricia MacDonald. J'ai trop eu l'impression de lire un Mary Higgins Clark, dont j'ai fait une overdose, donc je ne vais pas recommencer avec un autre auteur dans le même genre. Je trouve ces bouquins trop carrés, avec leur effet de surprise qui est là sans vraiment l'être. Ce bouquin ne m'a pas marqué. D'ailleurs (mais c'est peut-être ma mémoire qui flanche), en écrivant ces lignes, j'ai eu du mal à me souvenir du dénouement de l'intrigue, si peu de temps après avoir tourné la dernière page ...
T comme Takami
***28 janvier 2007***
C'est mon premier manga. Sans surprise, j'ai trouvé ça sanglant. Coté dessin, je n'aime pas trop. Sauf les bulles et le texte (la "police"). Coté intrigue, j'ai bien envie de savoir comment cette drôle d'histoire va se terminer, alors je pense acheter un jour les autres volumes pour continuer...
J comme Jensen
***17 février 2007***
J'ai trouvé ce livre troublant mais pas captivant. J'ai lu la deuxième moitié entre les lignes, non pas pour en connaître la fin au plus vite, mais tout simplement pour vite le finir et passer à une autre lecture... C'est vrai qu'il m'a fait penser à La nostalgie de l'ange d'Alice Sebold, livre qui m'avait laissé sur la même impression, le genre de livre à coté duquel je passe vraiment. Ce n'est pas du tout mon genre. Heureusement que la fin se termine sur une note optimiste. Je pense que Louis a envie de se réveiller et de vivre encore des choses dans notre monde avant de retourner dans celui qu'il a découvert pendant son coma.
Y comme Yun
***20 février 2007***
Pas grand chose à dire sur ce petit recueil de nouvelles très brèves. Je m'attendais à apprendre de nouvelles coutumes chinoises, mais j'ai été déçue. Les mêmes thèmes reviennent trop souvent, j'avais l'impression, parfois, de relire un peu les mêmes histoires. J'ai juste relevé un petit passage (page 102-103) :
"On voit par là que tout est déjà déterminé mais qu'en s'y mettant de toutes ses forces, on peut quand même infailliblement sauver une ou deux personnes. On voit en outre que la vie humaine est des plus précieuses, et que même si dieux et démons savent que quelqu'un doit mourir, mais qu'il reste le plus mince espoir, eux aussi utiliseront infailliblement sa force pour le sauver. Ainsi la destinée humaine, quand sonne l'heure, est-elle comme vents et neiges d'un rude hiver, auxquels ciel ni terre ne peuvent rien changer ; en revanche, mettre une pelisse de fourrure pour se garder de la neige et se calfeutrer pour être à l'abri du vent, cela, l'homme peut le faire à sa guise, et rien ne le lui interdit."
W comme Weihui
***21 mars 2007***
Ce livre vivait dans ma PAL depuis juillet 2004... un moment donc ! Je l'avais acheté en même temps que Les Bonbons chinois de Mian Mian, que j'ai lu à cette époque (l'année 2004 fut pour moi une année de lecture riche de romans chinois). Shanghai baby a eu je crois un grand succès à sa publication, mais je ne comprends pas trop pourquoi, enfin pour moi c'est un roman un peu vide ou il ne se passe pas grand chose. Les Bonbons chinois étaient mille fois plus savoureux !
H comme Haddon
***11 avril 2007***
La lettre H devait être pour Robin Hobb et son livre L'Assassin royal, Tome 1 : L'Apprenti assassin. Mais, après avoir lu une centaine de pages, j'ai renoncé... et direction ma PAL pour ce bouquin. Encore un échec pour moi avec la fantasy... Je ne suis pas du tout entré dans l'intrigue, j'ai trouvé ça lourd, lourd, lourd. Peut-être que tout changeait à la page suivante, mais je me disais ça à chaque page que je tournais, en vain. Je ne voulais pas perdre mon temps, j'en ai déjà gâché pas mal avec cette centaine de pages lue à la vitesse de l'escargot, grrrh ! J'ai donc décidé d'agir et de changer d'auteur. Direction ma PAL, et voici mon choix de substitution : Mark Haddon, Le bizarre incident du chien pendant la nuit. Petit moment de lecture rapide et agréable, léger. Une petite plongée dans le monde d'un enfant autiste ; étrange. J'ai aimé le dernier paragraphe du bouquin :
"Je sais que j'y arriverai parce que je suis allé tout seul à Londres, que j'ai résolu le mystère de Qui à Tué Wellington ?, que j'ai retrouvé ma mère, que j'ai été drôlement courageux et que j'ai écrit un livre. Et ça, ça veut dire que je peux tout faire."
C comme Coben
***18 avril 2007***
Je connaissais Ne le dis à personne et Disparu à jamais d'Harlan Coben. J'avais beaucoup aimé le premier, un peu moins le second. Et ce troisième, pour moi, encore moins bien. Je trouve l'intrigue un peu tirée par les cheveux, la fin, une nouvelle fois, est bâclée. J'ai trouve aussi le style très différent des deux autres, beaucoup plus "d'humour" de la part du narrateur et de Myron Bolitar, enfin une petite touche d'humour car cela fait juste sourire le plus souvent. J'ai aimé la petite intrusion du narrateur page 316 :
" Myron et Win s'installèrent sur le canapé. Ils mirent une vidéo. Broadway Danny Rose, de Woody Allen. Une de ses réussites les plus sous-estimées. Superbe. Louez-le donc, un de ces quatre."
sur takumi
commencer les mangas par un aussi violent que battle royale, et qui est de plus l'adaptation en manga d'un film ne me semble pas une très bonne idée...
pour rester dans les mangaka en T, je te conseillerai plutôt, Jiro Taniguchi, dont les oeuvres sont déja des classiques, et surtout Osamu tezuka, qui a inventé les manga (en particulier vampires, l'une de ses meilleures séries, et dont la traduction n'est pas mauvaise)
j'oubliais une question: qu'est ce qu'une PAL?
PAL = PILE A LIRE !
Merci BEAUCOUP joms pour les auteurs de mangas, je les ai rajoute a ma liste de livre a lire, ce sera piur cette annne si je finis le challenge, ou pour celui de l'annee prochaine !
B comme Bottero
***12 juin 2007***
Un livre que je mets de coté pour mes enfants, et je lirai sûrement les deux autres volumes de la trilogie, mais aussi pourquoi pas l'autre trilogie, Les Mondes d'Ewilan.
Z comme Zweig
***14 juin 2007***
C'est trop le genre de livres qui ... finissent en m'agaçant. J'accroche énormément à l'intrigue, je ne peux plus lâcher le bouquin. Et pour finir, grosse déception, après avoir lu le dernier mot. Le livre s'achève vraiment comme ça ???!!!
Un petit passage que j'ai bien aimé car je me suis souvent posée cette question, quand je jouais presque tous les jours aux échecs : comment jouer seul, contre soi-même aux échecs ? (p.231)
" [...] il ne restait qu'une issue dans cette direction aberrante : je devais inventer d'autres parties que j'essayerais de jouer avec moi-même ou plutôt contre moi-même.
"Eh bien ! je ne sais pas jusqu'à quel point vous avez réfléchi à l'état d'esprit ou vous replonge ce roi des jeux. Mais il suffit d'une seconde pour faire comprendre que, le hasard n'y ayant aucune part, c'est une absurdité de vouloir jouer contre soi-même. L'attrait du jeu d'échecs réside tout entier en ceci que deux cerveaux s'y affrontent, chacun avec sa tactique. L'intérêt de cette bataille intellectuelle vient de ce que les noirs ne savent comment vont manoeuvrer les blancs, et qu'ils cherchent sans cesse à deviner leurs intentions pour les contrecarrer, tandis que de leur coté, les blancs essaient de percer à jour les secrètes intentions des noirs et de les déjouer. Si donc les deux camps sont représentés par la même personne, la situation devient contradictoire. Comment un seul et même cerveau pourrait-il à la fois savoir et ne pas savoir quel but il se propose, et, en jouant avec les blancs, oublier sur commande son intention et ses plans, faits la minute précédente avec les noirs ? Un pareil dédoublement de la pensée suppose un dédoublement complet de la conscience, une capacité d'isoler à volonté certaines fonctions du cerveau, comme s'il s'agissait d'un appareil mécanique. Vouloir jouer aux échecs contre soi-même, est donc aussi paradoxal que vouloir marcher sur son ombre."
D comme Darrieussecq
***14 juin 2007***
Un petit livre amusant à lire quand on est maman (ou papa). J'ai relevé pleins de passages, dont ceux-là :
"Ces petits pieds qui gigotent, ils cognaient dans mon ventre.
Je ne peux pas croire qu'il soit sorti de moi.
Un jour un livreur a sonné à ma porte, j'avais un gros ventre, dans le colis il y avait le bébé, et je n'ai plus eu de gros ventre." (p.11)
"Au pied d'un escalier, seule, avec la poussette et le bébé.
S'empêtrer dans les voitures garées sur le trottoir, se coincer dans les battants d'un autobus, dans les grilles d'un caniveau, dans la foule à contresens. Ne même pas imaginer prendre le métro.
L'humiliation et la rage.
Lier les mains de mes ennemis à une poussette ; celles des maires de grandes villes ; celles des concepteurs de transports urbains.
Il est interdit de monter à bord d'un bus parisien avec une poussette ; repliée, elle est tolérée entre neuf heures et seize heures. Il s'agit donc de porter le bébé d'une main, l'engin de l'autre, et de tenir en équilibre sur la troisième." (p.35)
"Il s'efforce, il nous parle, il va nous le dire : d'où il vient, ce qu'il sait. Il tente des syllabes, il échoue, il s'exaspère, on ne comprend rien, il pleure.
Et quand il saura parler, il aura tout oublier.
Cette lenteur de l'apprentissage, c'est un fait exprès : le temps de l'amnésie. Ainsi s'invente le secret des limbes." (p.78)
"Je fais longuement pocher une poire, je la pèle, je l'écrase menu menu. Il n'en veut pas. Il veut bien de son petit pot." (p.119)
"Toutes les mères, à ce que je découvre, ont à raconter ce jour de honte, ou entre deux plis de leur gros bébé elles ont trouvé la crasse : ce qui résiste au bain.
A l'aine, sous le cou, sous la nuque, aux creux des poings, entre les orteils, dans les oreilles : des bébés chow-chow, des sacs de plis." (p.133)
" "Diabolique", "guerre sainte", croisade", "bien et mal" - quand le bébé me demandera si Dieu existe, je lui répondrai que j'espère bien que non." (p.135)
"Quand je le filme il cesse de rire ou d'être si mignon : il fixe l'engin, interloqué. Sur toutes les images, le même tête : il se demande ce que je fais." (p.141)
"De première fois en première fois, laquelle marque un passage, laquelle marque un début, une fin ?" (p.187)
R comme Roth
***17 juin 2007***
Bof... Je suis allée jusqu'au bout, pour ne pas rajouter encore un livre dans ma PAL...
" Le plus joli conte de fées de l'enfance, c'est que tout se produit à son heure. Les grands-parents disparaissent longtemps avant les parents, et ceux-ci longtemps avant leurs enfants. Avec un peu de chance, ça se passe comme ça, les gens vieillissent et meurent en respectant l'ordre chronologique, si bien que pour leur enterrement, on se console en se disant qu'ils ont eu une longue vie. L'idée n'atténue guère la monstruosité de l'anéantissement, mais c'est bien l'astuce à laquelle nous avons recours pour sauvegarder l'illusion métronomique, et tenir en échec la torture du temps. "Untel a eu une longue vie." " (p.205)
V comme Van Cauwelaert
***19 juin 2007***
5ème roman de cet auteur ... et je suis à chaque fois de plus en plus déçue... Je ne retrouve pas le même plaisir de lecture que celui ressenti en lisant L'éducation d'une fée. Je crois que, si un jour je relis un DVC, ce sera Corps étranger, pour qui j'ai toujours lu de très bonnes critiques...
F comme Fante
***24 juin 2007***
Un petit livre agréable, ou on rit souvent au fil des pages. Un nouvel auteur pour moi, à redécouvrir dans de prochaines lectures !!!
J'avais fait le même choix pour le I... Je ne te conseillerai pas Le monde selon Garp. Mais, c'est un bon vaccin, je n'approcherai plus Irving de sitot !
Pour Zweig, je comprend ta deception et (c'est amusant) je partageais cette interrogation et fascination pour le jeu, ces personnes qui prévoient 25 coups à l'avance, qui connaissent les tactiques X ou Y sur le bout des doigts... affolant et génial !
Bon, je vais quand meme essayer de le lire un peu quand arrivera son tour dans le challenge... mais il n'y a pas grand monde qui apprecie cet auteur on dirait...
Moi aussi
Je l'ai dans mon challenge. Mais les avis sont partagés, car certains lecteurs apprécient cet auteur.
Choix
Je connais deux romans de ta liste : Vendredi saint (que j'ai adoré) et Le neveu du magicien (que j'ai lâché dès les premières pages tellement le style ne me plaisait pas).
O comme Orwell
***17 juillet 2007***
Ça y'est, j'ai enfin lu ce bouquin !!! Merci au Challenge !!! Mais quelle déception ... J'ai attendu désespérément que Winston se révolte (un peu) plus. Mais rien, ou si peu. Orwell était un grand visionnaire...
Passage retenu :
"Les messages qu'il avait reçus se rapportaient à des articles, ou à des passages d'articles que, pour une raison ou pour une autre, on pensait nécessaire de modifier ou, plutôt, suivant le terme officiel, de rectifier.
Par exemple, dans le Times du 17 mars, il apparaissait que Big Brother dans son discours de la veille, avait prédit que le front de l'Inde du Sud resterait calme. L'offensive eurasienne serait bientôt lancée contre l'Afrique du Nord. Or, le haut commandement eurasien avait lancé son offensive contre l'Inde du Sud et ne s'était pas occupé de l'Afrique du Nord. Il était donc nécessaire de réécrire le paragraphe erroné du discours de Big Brother afin qu'il prédise ce qui était réellement arrivé. [...] Lorsque toutes les corrections qu'il était nécessaire d'apporter à un numéro spécial du Times avaient été rassemblées et collationnées, le numéro était réimprimé. La copie originale était détruite et remplacée dans la collection par la copie corrigée.
Ce processus de continuelles retouches était appliqué, non seulement aux journaux, mais aux livres, périodiques, pamphlets, affiches, prospectus, films, enregistrements sonores, caricatures, photographies. Il était appliqué à tous les genres imaginables de littérature ou de documentation qui pouvaient comporter quelque signification politique ou idéologique. Jour par jour, et presque minute par minute, le passe était mis à jour. On pouvait ainsi prouver, avec documents à l'appui, que les prédictions faites par le Parti s'étaient trouvées vérifiées. Aucune opinion, aucune information ne restait consignée, qui aurait pu se trouver en conflit avec les besoins du moment. L'Histoire toute entière était un palimpseste gratté et réécrit aussi souvent que c'était nécessaire. Le changement effectué, il n'aurait été possible en aucun cas de prouver qu'il y avait eu falsification." (56;57;58)
K comme Kennedy
***13 septembre 2007***
Et voilà, enfin, j'ai réussi à finir un Kennedy !!! Je n'y croyais plus !!! Et c'était bien en plus. Je ne sais pas si je retenterai l'expérience avec L'Homme qui voulait vivre sa vie, car je crois que ce n'est pas le même genre, en dehors de l'aspect psychologique des personnages... on verra ... Cul-de-sac se lit bien, le dernier chapitre m'a bien tenu, je me disais que ce pauvre Nick, après tout ce qu'il avait traversé, c'était impossible qu'il ne s'en sorte pas, vivant. Mais comme rebondir après une telle aventure, quelle vie après ÇÀ ???
Morceaux choisis :
"Moralité : A trop aimer les cartes, on perd la boussole." (p.30)
"Comment fait-on pour vivre avec une douleur chronique ? On vit avec, j'imagine. On fait avec... (p. 282)
"Qui a dit qu'une vie sans engagement est une vie sans substance ? Un phraseur pompeux quelconque, sûrement... Mais ce gars a quand même touché la vérité du doigt. (p. 290)
roman russe
"un roman russe" d'Emmanuel Carrère ... à lire
S comme Starling
***4 octobre 2007***
Pas mal ! De bons rebondissements à la fin qui m'ont fait penser à la saison 1 de 24 heures chrono, quand on découvre (dans la série) que c'est Nina la taupe. On est tellement surpris, bluffé, qu'on a envie de regarder de nouveau tous les épisodes, pour les voir sous un autre angle, en sachant qui ! Et bien, c'est pareil pour ce bouquin, la même envie. Mais, pour l'un comme pour l'autre, je n'irai pas jusque là !
Seul petit hic : encore un polar avec une trame religieuse... Bon, avec ce titre, je pouvais m'en douter, mais la quatrième de couv. m'avait fait espérer...
S comme Starling
J'avais beaucoup aimé ce roman policier. J'avais même lu sa suite : Vipère noire.
L comme Lewis
***25 octobre 2007***
Au début je ne comprenais pas pourquoi je ne retrouvais pas la même histoire que celle du film, c'est tout simplement parce ce que ce premier tome est le premier sans être vraiment le premier, et que l'auteur l'a écrit après Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique, vrai-faux premier tome ! Alors, c'est un peu lent, un peu mou, le narrateur nous parle souvent, mais au moins on comprend d'où vient le monde de Narnia, et surtout je sais maintenant pourquoi l'armoire du film, et donc du deuxième tome, est si magique et comment elle a été faite. Je crois que je continuerai ces chroniques de Narnia, au moins le deuxième tome pour comparer avec le film ! Ce qui m'a un peu dérouté, c'est de voir ce lion qui n'a besoin que de chanter et de parler pour créer un monde, et le thème de la pomme comme fruit défendu... Ça ne vous a pas fait penser à quelque chose ??? Moi si... malheureusement... Mais bon c'est quand même pour les enfants , alors...
U comme Upfield
***10 novembre 2007***
Un meurtre ... un inspecteur ... une enquête ... RAS ...
"La mort est l'épilogue absolu de la vie ; la crémation l'épilogue de la mort. Nous pouvons étudier les os d'un homme mort il y a des milliers d'années ; nous ne pouvons pas étudier les cendres d'un homme dispersées aux quatre vents." (p. 118)
"- J'l'aime pas, inspecteur. Il fait un sale boulot. A quoi ça sert, des pasteurs, je vous le demande ? Ça vit sur le dos des gens. Ça bosse jamais. Des parasites,voilà comment j'les appelle. Ils sont toujours à fourrer le nez dans les affaires des autres." (p. 127)
X "comme" Xianyong
***18 novembre 2007***
Et bien, encore une mauvaise sélection dans ma liste pour le challenge, mais ce bouquin était depuis trop longtemps dans ma PAL (mars 2004...). J'étais à la fois curieuse de savoir ce qu'il renfermait, et impatiente de le ranger du coté des livres lus.Les 14 petites nouvelles de cet ensemble de récits traduit du chinois n'étaient vraiment pas accrochants. J'ai juste réussi à pousser ma curiosité jusqu'à la dernière page car, dans chaque nouvelle, je retrouvais des petits détails qui m'ont remémoré les deux années que nous avons passé à Taipei. Les nouvelles se déroulent dans les années 50, mais j'y ai quand même retrouvé le Taipei que l'on a eu la chance de découvrir :
- p. 12 "[...] dans le quartier des résidences huppées de la quatrième section de l'avenue Ren'ai, ce qui signifie "Amour de l'Humanité" ; p. 98 cette même avenue est traduite par "[...] Amour et Charité" : une large, longue et belle avenue, toujours très bien entrenue car souvent empruntée par les officiels en voitures escortées... Ce n'est pas loin de l'université ou je prenais mes cours de chinois.
- p. 44 et 166 "[...] l'avenue de Changchun" : ou se trouvait un des cinémas ou on allait au début, la papeterie-librairie, pas loin aussi avant d'arriver sur Changchun il y avait le petit boui-boui ou on aimait manger ou prendre à emporter nos gyozas (mmm un régal !!!).
- p. 73 "Partout éclataient des pétards, à une cadence de plus en plus rapide [...]" : les fameux pétards, qui égayaient les rues toute l'année... parfois en nous faisant sursauter !
- p. 79 "[...] parc de Yangmingshan" : c'est le nom d'une des montagnes qui entourent la capitale, un bon endroit pour prendre un bon bol d'air frais, mais attention aux baisses de température, au brouillard et à la bruine qui sévissent là haut quand il fait beau et chaud dans la ville en bas, surtout quand on y va en scooter comme nous ! Pour se réconforter : manger une patate douce cuite en papillote sur un feu de bois... Yangmingshan c'est aussi là ou j'ai fait un de mes stages, à la bibliothèque de l'Ecole Francaise qui se trouve tout là-haut. J'y allais en bus tous les matins, ces bus ou il faut regarder quel caractère chinois est eclairé quand on y monte, pour savoir si il faut payer en montant ou en descendant. Mais pour ce trajet-là, comme il était assez long, je payais en montant et en descendant aussi.
- p. 82 et 97 "[...] Keelung" : quand, sans aller trop loin, on voulait voir la mer, aller sur une plage, mais on allait plutot vers Yelu.
- p. 97 et 183 "[...] la monnaie en papier" que les Taiwanais brulaient souvent dans un petit pot, devant leur magasin, leur maison... pour prier, amener les faveurs des esprits, etc...
- p. 115 et 274 "[...] la section est de l'avenue de Nankin" : tout prêt de notre rue, nous habitions dans YiTong Street, entre Nanjing, ChangAn, JianGuo et SongJiang. Nanjing, la rue ou il y avait la Fnac et ses bouquins en francais !!!
- p. 122 "[...] au marché de la Porte Est" : je ne connais pas, mais j'allais souvent dans le quartier de la Porte Ouest, Hsimenting, devenu un quartier piétonnier super sympa.
- p. 150 "[...] la rivière Tamsui" : une de nos premières ballades, quelques jours après notre arrivée, et première grosse déception face au "tourisme" à la taiwanaise...
- p. 168 "L'année dernière, à la huitième lune, quand est passé le typhon, la zone de l'avenue de Changchun a été complètement inondée [...]" : les fameux typhons... je ne me souviens plus des noms de ceux que l'on a eu pendant notre passage à Taipei, il y en a eu un en particulier (Nari) qui avait bien inondé partout, Nanjing est restée longtemps les pieds dans l'eau ; plus au sud-est, vers Hsinyi, les poubelles ne passaient plus, et les déchets se sont vite accumulés sur les trottoirs. Les pompes à eau ont fonctionné pendant plus d'une semaine. Impressionant...
- p. 169 "Jamais je n'aurais songé à mettre les pieds dans un bled comme Taipei ! Typhon cette année, tremblement de terre l'an prochain [...]" : pour achever le tableau des catastrophes naturelles, il faut bien sur parler des tremblements de terre. Là aussi on a vécu quelques expériences (notamment le dimanche 31 mars 2002...). La sensation que l'on ressent est presque indéscriptible car on ne peut pas s'imaginer bouger ainsi parce que la terre bouge. C'est très troublant. Après le premier tremblement de terre, longtemps après, on a souvent l'impression, à tort, que la terre tremble de nouveau... C'est la peur qui rend parano. Et puis, petit à petit, comme tout bon Taiwanais, on finit par vivre avec, c'est vrai, sans parfois vraiment comprendre comment !?!
- p. 238 "[...] il y a si longtemps que tu n'es pas venue ! Tu dois trouver Taipei un tout petit peu changé, n'est-ce pas ?" : et bien nous, entre notre arrivée en 2001 et notre départ en 2003, la ville a énormément changé, certains quartiers complètement transformés voire méconnaissable, comme celui de la fameuse Taipei 101.
- p. 239 "A Taipei, il tombe en général une pluie pénétrante les nuits d'hiver. [...] La vieille robe ouatée, épaisse et lourde, qui le couvrait ne parvenait pas à le protéger de l'insidieux froid humide qui vous pénétrait jusqu'aux os les nuits d'hiver à Taipei." Cette toute dernière phrase ne peut pas mieux décrire ce que l'on ressent en hiver dans cette ville. Car il y a bien un hiver à Taipei, et il n'est pas très agréable cet insidieux froid humide qui pénètre jusqu'aux os. J'avais beau accumuler les pulls, rien à faire !
P comme Perez-Reverte
***9 decembre 2007***
Une intrigue autour d'une partie d'échecs, il ne m'en faut pas plus pour me donner envie. Pourtant, ce livre était depuis une éternité dans ma PAL, j'ai même tenté plusieurs fois de le lire. Cette fois, grâce au Challenge, c'est fait ! Mais, et je n'arrive pas à comprendre pourquoi, ce livre me fait l'effet d'un bon repas que j'aurais du mal à digérer, c'était agréable mais ... il y a un petit quelque chose qui ternit le tableau... Et ce dénouement tiré par les cheveux n'arrange rien. Le problème, c'est que je découvre cet auteur avec ce titre, et que dans ma PAL j'ai Club Dumas, La peau du tambour, Le cimetière des bateaux sans nom... Alors je m'inquiète et me demande combien de temps ils vont y rester...
J'ai adoré
Le tableau du maître flamand, que j'ai lu 2 fois.
En revanche, je n'ai pas terminé La peau du tambour.
J'ai lu également le Club Dumas, que j'ai bien aimé, sans plus.
G comme Giacometti
Livre intéressant pour apprendre plein de choses sur la franc-maçonnerie... mais j'ai eu bien du mal à entrer dedans, mes moments de lecture étaient très espacés au début. Petits passages choisis :
"Une pluie froide tombait en rafales, transformant le parvis de la Grande Bibliothèque de France en patinoire. Dans sa grande sagacité, l'architecte avait imposé un bois précieux en guise de revêtement de sol avec pour résultat une explosion statistique des glissades et des entorses dès la première averse. Peu de temps après l'ouverture de la bibliothèque, les services d'entretien avaient collé sur les lamelles boisées des strips antidérapants au grand soulagement des habitués et des employés qui appréhendaient l'arrivée du moindre nuage.
[...] Les quatre tours en forme de livres, du moins pour les observateurs doués d'imagination, ployaient sous le vent violent qui soufflait sans discontinuer depuis trois jours sur toute l'Ile-de-France.
[...] Comme d'habitude, l'Escalator ne marchait pas, ce qui ne décourageait pourtant nullement les fidèles. Les grands arbres exotiques ornant l'immense patio central tiraient à tout rompre sur les câbles d'amarrage au vaisseau amiral du bâtiment." (pages 154-155)
"Nous, humains, naissons avec la peur de sortir du ventre de notre mère et nous mourons avec la peur de quitter cette vie." (page 485)
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